Le 6 mars dernier, j’ai annoncé publiquement ma candidature à l’investiture de notre mouvement en vue des prochaines élections municipales à Paris.
Cette décision a été le prolongement d’une réflexion entamée depuis plusieurs mois et que je souhaite partager avec vous.
 
Je suis un enfant de Paris. Arrivés du Maroc en 1974, mes parents ont fait le choix de s’installer dans le 12ème arrondissement. J’ai passé mon enfance entre l’avenue Daumesnil, la rue de Reuilly et le boulevard Diderot. Mon itinéraire n’aurait probablement pas été possible dans une autre ville que Paris. C’est à Paris que j’ai découvert l’informatique et Internet. C’est à Paris que j’ai connu mes premiers engagements syndicaux. C’est à Paris que j’ai créé plusieurs entreprises. C’est à Paris que j’ai fait le choix de m’engager en politique.
 
Qu’ils y soient nés où qu’ils aient fait le choix de venir s’y installer, de nombreux parisiens ont vu dans Paris la ville de tous les possibles et la ville du mouvement. Tout me porte à croire que cette promesse est aujourd’hui rompue.

Souvent par dogmatisme et parfois par incompétence, Anne Hidalgo a échoué

Parfois par dogmatisme, parfois par incompétence, Anne Hidalgo a échoué. Chez les Parisiennes et les Parisiens prédominent aujourd’hui des sentiments de colère et de désillusion qui sont la conséquence de l’inaction de l’équipe municipale actuelle.
 
D’un centre magnétique, Anne Hidalgo a fait de Paris une cité des privilèges, que l’on quitte trop souvent à la naissance de son premier enfant, dans laquelle on renonce à venir étudier et que l’on se dépêche de quitter à l’âge de la retraite.
 
D’un diagnostic partagé autour de la lutte contre la pollution et de la réduction de notre empreinte carbone, Anne Hidalgo est parvenue à faire émerger des controverses et des polémiques en dressant les parisiens les uns contre les autres.
 
D’une capitale leader des mobilités électriques, Anne Hidalgo a fait de Paris une risée nationale, avec les fiascos monumentaux d’Autolib, des Vélib’ 2, ou encore l’anarchie actuelle des trottinettes en libre-service.
 
D’une ville Lumière, Anne Hidalgo a même laissé Paris devenir une municipalité sale et où prédomine un sentiment d’insécurité.

Je suis candidat à Paris parce que je crois que la grandeur d’une ville, c’est de rendre possible plutôt que d’interdire, de libérer plutôt que d’entraver, de changer les règles du jeu plutôt que de les subir.
 
La première des possibilités que je veux rendre aux Parisiennes et aux Parisiens, c’est celle de prendre la parole et d’être inconditionnellement entendus.
 
Ce préalable réclame de la méthode et de l’autorité : je veux faire de Paris la référence mondiale de la démocratie participative.
 
La participation, ne peut pas être un simulacre pour faire adopter des décisions qui ont en réalité déjà été prises par le Maire de Paris. La participation doit être conçue pour produire du neuf, pour associer pleinement et en continu les citoyennes et les citoyens, pour décentrer le regard, pour se prémunir contre les ravages de l'entre-soi, pour rendre des comptes.

Je veux faire de Paris la référence mondiale de la démocratie participative

Ce que je propose, c’est une action municipale qui soit nativement collective et participative, aussi bien sur le plan ultralocal que pour la coopérative métropolitaine que je souhaite voir aboutir.
 
Cette participation, les Parisiennes et Parisiens l’attendent d’abord pour que leur quotidien change concrètement. Avec mes équipes, nous dressons en ce moment des microdiagnostics, quartier par quartier, trottoir par trottoir.
 
Cela signifie aussi un nouveau découpage de l’action municipale en 240 quartiers. C’est l’échelle pertinente de proximité aux services municipaux. Je veux créer à Paris 240 conseils de la propreté et de la sécurité, et soutenir la création d’autant tiers lieux pour permettre aux citoyens d'accéder aux services municipaux de proximité et de participer à notre action collective. Je veux que dans chacun de ces 240 quartiers, deux agents de notre nouvelle police municipale soient sur le terrain 24 heures sur 24, pour intervenir rapidement en cas d’urgence.

Pour la nouvelle coopérative métropolitaine, mon projet est simple : je crois que c’est bien d’avantage Paris qui a besoin de s’associer aux communes de la métropole que l’inverse. Il faut donc rompre avec la vision d’un Grand Paris vertical dans lequel les décisions seraient imposées d’en haut par l’État ou par le Maire de Paris et nous engager dans un véritable partenariat.
 
La confiance devra se construire sur le long terme : commençons par partager nos infrastructures pour permettre à tous les habitants de la métropole de se sentir pleinement parisiens ; inventons de nouveaux modes de déplacements ; donnons plus d’autonomie aux arrondissements parisiens ; permettons-leur de s’associer plus étroitement avec les communes voisines et décidons ensemble de notre destinée collective.
 
Le deuxième défi à relever, c’est de remettre Paris en mouvement.
 
Je veux retrouver les conditions d’une circulation responsable, fluidifiée et surtout apaisée dans la capitale. Paris ne peut plus être la ville des vélos contre les voitures, des trottinettes contre les piétons, de la ligne 1 contre la ligne 13. Le bassin parisien, c’est le territoire de toutes les mobilités !
 
Paris doit également loger décemment tous ses habitants. Je veux lever les obstacles à la construction de nouveaux logements et créer une véritable continuité territoriale entre Paris et sa proche banlieue.
 
Je veux doter de moyens financiers sans précédent, 60 millions d’€ / an, le dispositif “un chez-soi d’abord” pour les personnes sans abri. L’accès au logement n’est pas une étape dans un parcours ; c’est le préalable inconditionnel pour faire société.
 
Le troisième enjeu enfin, c’est d’améliorer la vie par la technologie.
 
Je crois que la technologie est massivement transformatrice, qu’elle améliore concrètement et profondément nos vies.
 
Je l’assume : les technologies portent des solutions à tous nos problèmes, dès lors qu’elles sont résolument placées au service des gens. Par exemple, la lutte contre les incivilités et la délinquance doit allier intelligemment l’humain et la technologie : c’est pour cette raison que j’ai proposé d’installer des boutons d’appel d’urgence sur les lieux où des agressions ont été commises.
 
J’y crois depuis que j’ai fondé La Ruche qui dit Oui, pour démocratiser l’alimentation en circuits courts. C’est cette même idée que je veux mettre en œuvre à l’échelle de Paris, par le développement de l’agriculture urbaine.
 
On sous-estime le rôle de l’alimentation dans la lutte contre le changement climatique : 44% de l’empreinte écologique de Paris est liée à notre façon de nous alimenter. L’urgence écologique nous impose d’explorer toutes les solutions à notre disposition !

Je suis candidat parce que je veux retrouver, pour les enfants de Paris, ce qui a été possible pour moi

J’y crois pour avoir mesuré pleinement, lorsque j’étais Secrétaire d’État chargé du Numérique, le potentiel émancipateur de la technologie, dès lors qu’elle est inclusive.
 
J’y crois pour notre planète : c’est grâce aux solutions technologiques que nous diffuserons des alternatives soutenables aux hydrocarbures polluants, qui fondent les mobilités d’aujourd’hui et de demain.
 
En résumé : Paris doit être un modèle de libertés et d’innovations démocratiques, sociales et technologiques.
 
Je suis candidat parce que je veux retrouver, pour les enfants de Paris, ce qui a été possible pour moi : le sentiment que ma voix compte, la possibilité d’assouvir ma curiosité en circulant librement dans ma ville, la joie de voir les grandes transformations numériques d’abord réalisées chez nous, à Paris.
 
Je suis candidat pour (re)faire de Paris, une ville d’écoute et de libertés
Je suis candidat pour remettre Paris en mouvement.
Je suis candidat pour Paris, ville des possibles.

Député du 19ème arrondissement
Candidat à l'investiture La République en Marche en vue des élections municipales à Paris